Les projets en cours

Le Projet de Pistes Communautaires en appui au Programme National de Développement Local (PPC/PNDL)

Ce projet vise à contribuer à l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services socioéconomiques de base, ainsi qu’à l’augmentation des revenus et emplois ruraux. Le coût total du projet est de 45,52 millions d’UC dont 15 millions d’UC du FAD, 10 millions USD de l’OFID. Le reste est constitué de la contrepartie de l’Etat, le FERA et les collectivités bénéficiaires.

A mi-parcours, le PPC/PNDL affiche un taux de mise en oeuvre des activités très appréciable, avec la signature de l’ensemble des contrats de travaux. En termes de renforcement des capacités locales, le suivi de quarante-six (46) comités de gestion et d’entretien de l’ensemble des tronçons de pistes et la mise en place de vingt-deux (22) coopératives villageoises multifonctionnelles, s’accentuent. Les formations ont concerné 463 responsables (élus locaux, agents de l’ARD et des services techniques déconcentrés) et 420 jeunes formés sur les techniques d’entretien des pistes.

Dans le premier programme d’investissement prioritaire, le linéaire total réceptionné est de 505 km de pistes finalisés. Ainsi, la mobilité de 137 643 habitants des 337 villages polarisés répartis dans les 19 communes a été améliorée avec une progression des indices routes. En outre, 25 communes ont signé leurs conventions pour les infrastructures d’accompagnement (36 Plateformes multifonctionnelles, 15 magasins de stockage, 14 périmètres maraîchers, 02 parcs à fourrières, 01 quai d’embarquement, 01 forail et 11 marchés ruraux) pour un montant de 883 349 998 F CFA dont 70 millions de subvention aux 14 coopératives.

Dans le cadre du PERA 2015, le FERA a financé l’entretien de 473,1 km pour un montant de 2,08 milliards FCFA. 341 km de pistes du programme d’entretien des communes soumis au FERA, sont inscrits dans le pipeline de l’AGEROUTE. Le niveau d’avancement physique des travaux est de 80 % au 31 décembre 2016, pour un taux d’exécution financière de 81,7 %. Aujourd’hui, 900 km de pistes sont en cours de formulation pour un second programme d’investissement prioritaire.

Les premiers tronçons achevés ont permis de désenclaver 257 villages et d’améliorer la mobilité de 95 276 habitants, de créer des emplois temporaires et permanents, de dynamiser les activités économiques, de favoriser une croissance inclusive, à la grande satisfaction des populations. Ces impacts seront davantage renforcés avec la mobilisation des ressources de contrepartie dédiées à la réalisation des infrastructures socio-économiques prévues et liées aux pistes (plateformes multifonctionnelles, marchés, magasins, jardins, etc.) pour favoriser l’emploi des jeunes et des femmes.

Le projet d’appui à la décentralisation, au développement territorial et à la bonne gouvernance locale ≪ SEN/029 ≫

Lancé en 2013 pour une période de 4 ans par la coopération luxembourgeoise, le SEN/029 a pour objectif général de contribuer à la réduction de la pauvreté et au développement durable au Sénégal. Il vise également à améliorer le cadre institutionnel et organisationnel de la décentralisation ainsi que le renforcement des acteurs territoriaux.

En trois ans de mise en œuvre dans les régions du Nord (St Louis, Matam et Louga), le SEN029 a permis :

  • La révision et consolidation du cadre stratégique du département ;

  • Le renforcement des capacités des acteurs territoriaux (environ 500) des régions de Louga, Matam et St Louis sur les thématiques relatives aux compétences transférées, à la maitrise d’ouvrage locale et à l’éducation citoyenne ;

  • La mise en place d’un service de gestion des ordures ménagères des communes de Louga, Darou Mousty, Podor, Dagana, Richard Toll et Matam avec entre autres l’acquisition du matériel et équipements GOM ;

  • L’élaboration d’une stratégie de développement économique locale de la région de

  • Louga par les différentes catégories d’acteurs de la région.

A terme, il est attendu la consolidation des différents processus enclenchés avant la clôture du projet prévue fin 2017. Il s’agira ainsi d’opérationnaliser la stratégie de développement économique de la région de Louga en finançant des projets structurants à hauteur d’un million d’euros, de faire fonctionner les services GOM des six communes et d’appuyer l’institutionnalisation des bonnes pratiques.

Le programme ≪ Vers des territoires moins émetteurs de gaz à effet de serre et plus résistants aux changements climatiques ≫ dénommé TACC
 

Ce programme a renforcé les capacités des acteurs des régions du centre, notamment Fatick, Kaolack et Kaffrine sur la thématique environnementale et la nécessité d’intégrer les changements climatiques dans la planification. Le projet s'est surtout intéressé à la planification des mesures à prendre pour faire face aux inondations dans sa zone d'intervention.

Au vu des résultats enregistrés, il faut noter l'élaboration de deux Plans Climat territoriaux intégrés (PCTI), à savoir un (1) pour le territoire de Fatick et un (1) pour la zone du Ferlo qui regroupe les régions de Saint-Louis, Louga, Matam, Kaffrine et Tambacounda.

Dans le cadre de la formulation d’une deuxième phase, il est nécessaire de faire un suivi régulier de la recherche du financement du plan d’actions relatif à l’élaboration du Programme de lutte contre l’érosion côtière, en vue d’un démarrage effectif, dans les meilleurs délais, des activités y afférentes.

Le projet d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (PACASEN)

Financé par la Banque mondiale en rapport avec l’Agence française de Développement et la Banque islamique de Développement dans le cadre de l’appui au secteur urbain, le PACASEN est en cours de formulation. Il a pour objectif général d’accompagner les collectivités territoriales dans l’exercice des compétences transférées en termes d’investissement. Il doit répondre aux principes du nouvel instrument financier de la Banque mondiale baptisé » Programme pour les Résultats (PPR).

Projet de Renforcement de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et de la résilience face aux chocs climatiques par une approche territoriale dans deux communes du Sénégal (Dakar et Fimela)

Le projet veut atteindre sur deux ans, les objectifs suivants :

  • Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et de la résilience face aux chocs climatiques dans le système alimentaire urbain territorialisé (SAUT), par une approche multi-acteurs et intersectorielle ;

  • Renforcer les capacités des autorités locales et autres acteurs locaux dans le contexte du SAUT afin d'améliorer la sécurité alimentaire, nutritionnelle et l'adaptation aux chocs climatiques ;

  • Renforcer les liens urbain-rural pour plus d’efficacité et de résilience des petits producteurs face aux chocs climatiques.

Financé par la FAO, le budget du projet s’élève à 337 000 USD et sera mis en œuvre dans les communes de Cambérène (Dakar) et Fimela (Fatick) pour une durée de deux ans à partir de 2017.

Programme Conjoint de Création d’Opportunités pour le Développement Economique du Monde rural (ProCCODEM)

Le ProCCODEM veut apporter un soutien significatif à l’atteinte de la construction de territoires cohérents et compétitifs porteurs de développement durable à travers la création de « communes de convergences ».
Les « communes de convergence » s’organisent suivant une approche territoriale, qui est multi- acteurs et multisectorielle, promouvant la coopération et la synergie des acteurs.

Le budget du projet est de 5 millions de dollars. Les régions de Tambacounda, Sédhiou et Kolda sont la zone d’intervention du projet dont la durée d’exécution prévue est de 3 ans.
Ainsi, les effets suivants sont visés :

  • Les revenus des producteurs (hommes et femmes) sont augmentés grâce à des initiatives de croissance inclusive génératrice d’emplois durables et décents qui sont renforcés ;

  • La sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations (hommes et femmes) est améliorée de façon durable grâce à une production nationale augmentée et soutenue.

Planification

Les politiques publiques mises en œuvre par le département en charge des collectivités locales sur la période 2012-2016 ont confirmé la nécessité de planifier et de programmer suivant la gestion axée sur les résultats pour disposer d'une situation de référence, afin de procéder aisément au suivi et à l’évaluation.

Toutefois, l’évaluation des différentes politiques fait état d’importantes réalisations qui ont amélioré les conditions de vie des cibles.

Dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation, certains textes d’application sont disponibles, le Code général des collectivités locales est adopté, les rapports des commissions et le rapport général sont produits et donnent des pistes de solutions pertinentes par rapport aux défis et enjeux de la décentralisation. L’évaluation de la première phase de mise en œuvre de la réforme confirme cette tendance et dégage d’autres perspectives pour parachever la réforme de la politique de décentralisation.

Sur le registre de l’aménagement du territoire et de la lutte contre les inondations, les actions menées ont permis de protéger, environ 100 000 habitants et une superficie de 420 ha. Aussi, la mise en place d’une cartographie numérique des inondations est-elle en cours. La poursuite des actions déjà enclenchées permettra de régler la problématique de manière structurelle.

Au plan technique, faut-il noter l’élaboration d’une Stratégie nationale de Formation des acteurs territoriaux ; la formulation d’une Stratégie concertée de Gestion des Déchets solides urbains ; le développement d’une Application pour une modernisation de l’état civil ; l’élaboration d’instruments d’appui au développement local et d’outils de mesure des performances des collectivités locales.

Sur la période 2012 -2016, le cumul des fonds de transferts alloués par l’Etat s’élève à 172 775 353 000 FCFA. Ce montant n’intègre pas les appuis des partenaires techniques et financiers.